Bollinger, le nectar des connaisseurs

Elisabeth Law de Lauriston-Boubers, qui présida aux destinées de la maison Bollinger au début des années 40, après le décès prématuré de son mari Jacques Bollinger, n’aurait pas renié la récente association liant la maison d’Aÿ à Jaguar. Entre eux, s’exhalent de fortes connivences : des standards d’exclusivité et de qualité érigés en exigence, un souci d’élégance et de précision, un savoir-faire mis au service d’une innovation permanente et une fabrication cousu main.

C’est sous la direction de cette femme dynamique que cette maison née en 1829, de l'association de Paul Joseph Renaudin et Joseph Jacob Placide Bollinger d'une part, et d'Athanase Louis Emmanuel Hennequin, comte de Villermont d'autre part, prend son véritable essor. Celle que tout le monde surnomme affectueusement tante Lily, et qui avait pris pour habitude de sillonner les vignes à bicyclette, a réussi à imposer le label Bollinger parmi les références majeures de la Champagne.

Inimitable et reconnaissable entre mille, le style Bollinger repose sur les 163 hectares de vignes implantés majoritairement dans les grands crus et les premiers crus champenois mais également sur un lent et savant processus d’élaboration. Alors que toute la Champagne vinifie ses vins dans des cuves en inox depuis les années 50, Bollinger trace sa propre voie. Ce nectar jaune doré à dominante de Pinot noir conférant élégance et puissance est le fruit d’une fermentation en petits fûts de chêne. L’aptitude particulière du Bollinger au vieillissement s’appuie aussi sur la conservation des vins de réserve en magnums, la maturation très lente des cuvées millésimées – parfois plus de dix ans – et le bouchage sous liège des meilleurs nectars.

Tante Lily s’illustra encore en créant, avec le millésime 1969, la cuvée de Vieilles Vignes Françaises à partir de vignes franches de pied exclusivement de pinot noir. En tout 36 ares pour moins de 4 600 bouteilles dans les meilleures années. C’est elle encore qui millésimera de manière régulière les bonnes années avec « La Grande Année », un vin de lente maturité. Ce nectar passe au moins cinq ans en cave sous bouclage liège, puis encore trois mois après le dégorgement pour qu’il ait le temps de bien intégrer la liqueur. A partir de ce nectar, elle lancera le premier millésime de la cuvée RD, pour « récemment dégorgé », une Grande Année qui passe au moins huit ans en cave. Si les anglais comptent parmi les dévots du « Bolly », c’est certainement en raison de la réponse que tante Lily fit au London Daily Mail qui l’interrogeait sur sa façon de consommer son champagne. «Je le bois lorsque je suis joyeuse et lorsque je suis triste. Parfois, je le prends quand je suis seule. Je le considère obligatoire lorsque j'ai de la compagnie. Je joue avec quand je n'ai pas d'appétit, et j'en bois lorsque j'ai faim. Sinon, je n'y touche jamais, à moins que je n'aie soif.» Une devise que Jérôme Philippon, l’actuel directeur, a fait sienne.

En nouant ce partenariat, Jaguar France souhaite vous faire découvrir l’univers de cette maison familiale et vous faire partager l’expérience de ses flacons aux bulles fines et délicates.