JAGUAR RSR XKR GT À LONG BEACH
Gentilozzi et Dalziel courront dans les rues de Long Beach
EAST LANSING, Michigan (13 avril 2010) - L'année dernière, Paul Gentilozzi, associé principal de RSR, a assisté à l'événement Tequila Patrón American Le Mans Series, à Long Beach, pour dévoiler le programme Jaguar RSR, développé pour construire et piloter la Jaguar XKR dans la catégorie GT2 de l'ALMS. Cette année, la XKR GT nº 75 de l'équipe Jaguar RSR fera ses débuts dans les rues de Long Beach. Les adeptes de Jaguar ont certes l'habitude de voir la voiture de série s'élancer dans les rues de la ville, mais ils n'ont encore rien vu des performances exceptionnelles de sa cousine de compétition.
Long Beach est le circuit urbain du sport automobile en Amérique. Après Monaco et Macau, il y a Long Beach. L'événement est célébré depuis 1977 environ. C'est une course légendaire au sein d'un vaste marché, et rien n'égale son atmosphère unique. Ce week-end marquera la première course de l'équipe avec la Jaguar RSR XKR GT sur le parcours temporaire de 3,2 km (1,968 mile) comptant 11 virages. Mais ses pilotes ont l'expérience de ce circuit et savent à quoi s'attendre.
Derrière le volant, nous retrouverons les vainqueurs de Long Beach : Gentilozzi et Ryan Dalziel. Gentilozzi a remporté sa première victoire professionnelle à Long Beach en 1988, marquant ainsi le premier de nombreux sommets au podium, non seulement à Long Beach, mais tout au long de sa brillante carrière à la Trans-Am. Dalziel tire son expérience principale de ses années de course en voiture avec roues à découvert, qui lui ont valu une victoire après un départ en pole position en Formule Atlantique, en 2004.
En tant que propriétaire de l'écurie, Gentilozzi a enregistré cinq départs en pole position, pour un total de huit départs en première place sur la ligne de départ (2001 à 2004, puis une 2e place aux qualifications avec la Jaguar XKR en 2005), cinq victoires (deux avec la Jaguar XKR), neuf montées au podium (six avec la Jaguar XKR) en 13 ans de compétition à la Trans-Am Series, à Long Beach. Depuis cette époque, certains des membres de l'écurie sont toujours aux côtés de Gentilozzi, en plus des ingénieurs et des mécaniciens qui complètent l'équipe Jaguar RSR par leur expérience variée acquise à des séries telles que Champ Car, Trans-Am et l'ALMS, qui comptent toutes des courses à Long Beach.
De tous les événements de l'American Le Mans Series 2010 présentée par Tequila Patrón, le Round 2 est le plus court ; non seulement la course, mais l'événement en tant que tel. Le temps sur piste est limité avant le départ de la course sous le drapeau vert, le samedi après-midi. Deux bancs d'essai auront lieu, pour un total de deux heures et 30 minutes, avant la qualification de la Jaguar RSR XKR GT nº 75, vendredi après-midi. Le coup d'envoi de la course d'une heure et 40 minutes, Tequila Patrón de l'American Le Mans Series, à Long Beach, sera donné à 16 h 40 HNP, le samedi 17 avril.
CITATIONS
Ryan Dalziel, copilote de la Jaguar RSR XKR GT nº 75
« Je pense que Sebring a été une grande déception pour tout le monde chez Jaguar RSR. Les ingénieurs d'East Lansing ont donc travaillé sans relâche depuis, pour améliorer notre performance sur piste. Je sais que nous ferons beaucoup de progrès, et qu'une course un peu plus courte sera un avantage pour nous. J'ai vraiment hâte de m'envoler pour Los Angeles.
Pour moi, il n'y a rien de plus exaltant que de revenir à Long Beach pour piloter la XKR GT2 de Jaguar RSR. Je me souviens comme si c'était hier de ma première course en Amérique. C'était en 2002, en Formule Atlantique. J'étais époustouflé par la manière dont les rues de la ville avaient été transformées en un circuit aussi impressionnant. J'ai eu la chance de courir là-bas 5 fois, de 2002 à 2004, en Formule Atlantique (avec une victoire de la pole position en 2004), en 2006, à la Grand American Rolex Series et, enfin, en 2007, à la Champ Car World Series. 2004 a été une année très spéciale pour moi, avec la victoire de la course depuis la pole position et demeurant en tête à chaque tour jusqu'à la victoire. 2007 a été assez spéciale aussi, parce que lorsque je suis arrivé en Amérique en 2002, j'avais pour ambition de poursuivre une carrière en Champ Car, alors, courir à Long Beach en Champ Car a totalement réalisé mon rêve. Toutes les voitures que j'ai pilotées là-bas ont été des expériences extraordinaires, et cet événement est un de ceux qui dessinent un sourire sur mon visage quand j'y pense. Il s'agit d'un événement tout à fait unique et probablement de la course hors piste la plus prestigieuse de toute l'Amérique. La ville est très belle, et j'aime m'y rendre et profiter de l'événement tout autant que de piloter la voiture. »
Paul Gentilozzi, pilote de la Jaguar RSR XKR GT nº1
« Les ingénieurs ont travaillé très dur pour résoudre tous les problèmes que nous avons découverts à Sebring et pour préparer la Jaguar RSR XKR GT nº 75 pour les rues de Long Beach. Nous devrons profiter de chaque seconde sur le circuit, parce que nous n'avons pas beaucoup de temps avant la course ce week-end. Mais nous allons concentrer tous les efforts sur la préparation de la voiture, pour faire une bonne course samedi.
Il y a vingt-deux ans, le Grand Prix de Long Beach a marqué ma première victoire professionnelle, et je sais que je peux toujours compter sur le circuit pour une excellente performance. Je me suis produit quatorze fois à Long Beach, avec cinq victoires, huit départs en première ligne et dix arrivées parmi les dix premiers, depuis cette victoire mouvementée à la Trans Am. Une victoire qui a change ma vie de pilote pour toujours. »
TOUR DU CIRCUIT URBAIN DE LONG BEACH par Paul Gentilozzi
Le circuit a connu des changements au fil de l'agrandissement de la ville autour des artères principales que sont Ocean Blvd., Pine Street et Shoreline Drive. Les quartiers autrefois dégradés par le changement urbain sont maintenant ultra dynamiques, avec des restaurants et des gens qui profitent de la vue de l'un des plus grands ports de mer du monde.
Ce qui n'a pas changé, c'est la ligne droite qui court le long de la côte, le fameux Shoreline Drive, si excitant pour tous les amateurs de courses automobile en Californie du Sud depuis plus de trente ans.
Bien que la Shoreline représente l'une des plus longues droites d'un circuit automobile, vous ne pouvez en profiter que si vous partez en tête. Elle commence par le dernier virage souvent qualifié de tournant en épingle à cheveux. C'est là que j'ai choisi de commencer ma description du tour. Pour un tour de qualification, la bonne technique pour la Shoreline Drive est d'ignorer la ligne de la chicane et de s'enfoncer dans le virage en faisant tourner la voiture pour se donner plus de distance et une meilleure accélération jusqu'à la ligne de départ. Le tour commence en réalité avant le déclenchement du chronomètre. Sur cette ligne droite, il faut aller vite tout au long et ignorer le rayon du tournant pour ne rien perdre de la vitesse. Puis, au panneau de Pine Street, relâcher un peu le volant pour permettre à la voiture de libérer toute contrainte de châssis dans l'accélération.
Le premier virage arrive, et tout pilote expérimenté a son propre point de freinage, mais le plus important, quand on passe la bosse de Pine Street, est de demeurer sur la partie adhérente du circuit et ne pas provoquer de mouvement latéral. Le premier virage se fait en deuxième vitesse à gauche, permettant d'accumuler encore plus de vitesse que les nouveaux venus sur le circuit ne l'imaginent. L'inconvénient, c'est le mur extérieur... qui ne bouge pas d'un millimètre sur impact. Dès que l'on sent la bonne adhérence latérale, il est important d'accélérer pour la section qui mène à la « fontaine ». Le freinage au virage de la fontaine est une chose que de nombreux pilotes surestiment. La surface est inégale et damée, et si on arrive trop vite, on manque la rotation à 270 degrés et on perd beaucoup de temps sur le tour.
Il est essentiel de placer la roue avant droite sur l'intérieur du virage pour une bonne rotation et pour éviter la poussée. Si cette manoeuvre est bien exécutée, on arrive à 2,5 cm du mur extérieur, et la voiture prend un petit coup d'accélération avant de monter et de freiner légèrement pour le quatrième virage à droite. Ce virage permet aussi de prendre de la vitesse et mène à une bonne droite pleine d'accélération. Le cinquième virage à droite est souvent l'endroit où l'expérience s'avère un avantage. Le virage couvre les cinq voies de la route, deux parties damées avec bordure extérieure en terre et un autre mur solide, mais bien exécuté, il est fluide et rapide.
Pour le retour dans le sens contraire sur Shoreline Drive, on accélère sur trois rapports pour le virage numéro six. Il est très similaire au cinquième virage, avec beaucoup de variations de surface et de pente transversale. Avec les années d'expérience, on peut déduire ses propres repères et dépassement d'obstacles pour l'accélération dans la descente de Pine Street. La zone de freinage du septième virage est le lieu de nombreux accidents et d'erreurs de freinage. La pente transversale sur l'extérieur comporte des surfaces variées et l'entrée en descente entraîne souvent un comportement excessif. Deux voies larges et des concurrents agressifs, et on se retrouve dans une zone d'accident similaire à celle du premier virage. Le secret ? Oublier la vitesse d'entrée pour gagner de la vitesse en sortie. Ce tournant est le début de la droite en retour et il est critique pour le temps par tour.
Le neuvième virage dépend des préférences personnelles : pris de l'extérieur, il est bosselé et glissant, et abordé de l'intérieur, la voiture adhère mieux, mais elle pivote plus difficilement. On voit toutes sortes de stratégies ici. En fait, il faut se donner une zone d'accélération vers le tournant que l'on appelle le dixième virage. De nombreux pilotes ont peur de l'accélération à cet endroit, car une erreur se termine dans le mur extérieur. La confiance vient avec l'expérience, et c'est cela qui fait la différence de temps. Ce grand virage à droite ramène à la chicane de départ.
Beaucoup se plaignent en disant qu'elle est trop ceci ou trop cela, mais pour moi, il s'agit d'un défi classique qui détermine la capacité du pilote à rester en tête, à se frotter aux ailes concurrentes lors des tentatives de dépassement ou simplement à ne pas faire d'erreur et à ne pas frapper le mur. Encore une fois, de nombreuses techniques sont utilisées pour ce virage, tous les pilotes pensent qu'ils ont raison, mais c'est le passage de la ligne d'arrivée qui détermine vraiment la meilleure stratégie.
SUIVEZ LA COURSE
Tequila Patrón de l'American Le Mans Series, à Long Beach, est la deuxième partie de l'American Le Mans Series 2010 présentée par Tequila Patrón. Le coup d'envoi de la course qui se déroule sur le circuit temporaire historique de Long Beach sera donné à 16 h 40, HNP, le samedi 17 avril, et l'événement sera couvert par SPEED de 20h à 22h, HNE. Le reportage radio en direct sera assuré par American Le Mans Radio, produit par Radio Show Limited, et par Sirius Channel 127 et XM Channel 245. Consultez la page du calendrier de l'ALMS pour toute information sur les billets et l'hébergement. Les temps et les marques en direct, le programme du circuit, la liste des concurrents et plus encore seront disponibles dans la section Racehub du site americanlemans.com.
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